
Protéger ses données numériques, c’est devenu important, et ça risque de le devenir encore plus dans les années à venir. Pourquoi? Pour trois raisons: d’abord parce que nos vies passent de plus en plus par là. Que ce soit pour faire nos achats, organiser notre vie professionnelle ou échanger des informations, la majeure partie de notre activité et de notre existence est désormais liée à l’informatique. Ensuite, parce qu’au cours de l’année qui vient de s’écouler, les gouvernements ont commencé à prendre la mesure du pouvoir que ces outils peuvent exercer contre eux (wikileaks, révolutions twitter…). Et finalement, parce qu’avec la multiplication des périphériques sur lesquels nos informations sont stockées (avant, un simple ordinateur à la maison, désormais une multitude de smartphones, de netbooks, tablettes, clés usb etc), on multiplie le risque qu’elles tombent un jour entre des mains indésirables.
Les réglementations en cours d’élaboration (Loppsi en France, ACTA etc) tendent à donner aux gouvernements toujours plus d’outils légaux permettant de surveiller les échanges privés des individus, et la tendance ne va certainement pas aller en s’inversant. Les hommes de l’Etat s’ajoutent donc progressivement à la liste des personnes indésirables pouvant potentiellement aller fouiller dans votre vie numérique.
Faire preuve de vigilance n’est donc plus une question de paranoïa, mais est en train de devenir un simple geste de bon sens moral.
J’ai donc regroupé dans ce billet quelques trucs que j’ai accumulé ces derniers mois, et qui permettent, je pense, de réduire grandement les risques sans pour autant nécessiter d’investissements considérables en temps ou en argent.
Attention, c’est un long article!
Le premier risque, assez facile à éviter, c’est la perte des données. Les capacités des disques durs allant croissantes, leur fragilité suit hélas la même tendance. Il faut donc considérer ces supports comme étant extrêmement fragiles et susceptibles de vous lâcher d’un moment à l’autre. Ma solution pour le stockage de ce qui est très volumineux (des années d’archives photo par exemple), c’est de stocker à double (voire plus): deux disques de capacité identique, et on copie le contenu. Comme ça, si l’un des deux lâche, il reste le second (à immédiatement dupliquer sur un nouveau disque).
Cette solution est encore exposée à un souci: si vous rangez ces deux disques au même endroit, un cambriolage ou un incendie peut vous déposséder totalement. Il peut donc être judicieux de stocker une des copie dans un autre endroit: par exemple un disque à la maison et l’autre au travail, chez un proche ou dans un coffre fort.
Pour toutes les données moins lourdes et qui changent régulièrement, il existe une solution plus élégante: stocker « dans les nuages » (on the cloud). La solution de référence actuellement est Dropbox. Un petit utilitaire (win, mac, linux) s’installe sur votre machine, crée un répertoire spécifique et va synchoniser tout ce que vous y rangerez avec leurs serveurs. Vous modifiez un document sur votre machine durant un déplacement? Dès que vous vous reconnecterez à internet, le logiciel identifiera les modifications et les enverra sur le serveur. Ca permet non seulement d’avoir une copie fraîche de ses documents sur un espace web (et physiquement hébergé dans un espace sécurisé), mais ça permet aussi d’y accéder depuis plusieurs machines (vous pouvez utiliser votre dropbox depuis plusieurs ordinateurs, il existe aussi une application iOS, Android, Blackberry ). Et en plus de ça, si vous avez moins de 2go de données à stocker dans votre dropbox, le compte gratuit peut vous suffire. En bonus, si vous vous inscrivez avec ce lien, vous gagnez 250mo supplémentaires (et moi aussi comme ça tout le monde est content).
Cette solution règle une grande partie de mes soucis de backups. Tous mes documents de cours, administratifs etc sont désormais sauvegardé en ligne. Dans l’hypothèse où toutes mes machines étaient inaccessibles, ou volées, je pourrais encore accéder à mes données depuis un cybercafé.
Mais héberger ses données fait ressortir un autre problème (absolument identique avec des données stockées sur disque dur à la maison): si quelqu’un parvient à les obtenir, comment éviter qu’il puisse les utiliser contre nous?
UPDATE: Pendant que je tape ce billet, Amazon -qui héberge déjà les serveurs de dropbox- vient de lancer son propre système de cloud-storage: Amazon Cloud Drive. L’offre est alléchange: 1$ / an / GB. C’est moins cher que Dropbox, et en plus, un service d’hébergement spécifique à la musique est mis en place. Je n’ai pas encore eu le temps de tester ce service, et avec la bande passante camerounaise, ça ne pourra pas être correctement fait avant mon retour. Dans les semaines à venir, Apple risque aussi de retoquer son offre MobileMe, qui est actuellement un service particulièrement affligeant par rapport à ce que la marque est capable de faire (personnellement, en l’état actuel des choses en mars 2011, je vous déconseille même de l’essayer, ça m’a crée un sacré bordel dans iCal et mon carnet d’adresses).
Il existe une infinité d’occasions d’égarer des données: un virus sur votre machine, oublier un disque dur externe dans un bureau, se faire voler un ordinateur, un pirate qui obtient le mot de passe de votre Dropbox, ou bêtement utiliser une clé usb sur un ordinateur équipé d’un programme qui va en copier le contenu… Si la majeure partie de nos données n’ont aucun intérêt, on en possède tous qui pourraient être utilisées à nos dépens: des photos de soirées compromettantes, des documents professionnels, des données fiscales ou bancaires, des carnets d’adresses et j’en passe. Sans compter que sous certaines législations, des documents anodins (textes politiques, programmes de p2p ,films de cul…) peuvent être considérés comme illégaux et être utilisés contre vous.
Partant du principe qu’il nous est physiquement impossible d’empêcher que d’autres puissent éventuellement accéder à ces données, nous pouvons au moins chercher à les rendre illisibles par ces personnes. C’est l’intérêt du cryptage.
Il existe diverses solutions propriétaires de cryptage. Certaines sont inclues dans windows 7 ou mac os x. C’est un bon début, mais c’est souvent un peu risqué, parce qu’on ne sait pas à l’avance sur quelle machine on aura besoin de lire nos données par la suite. Pour cette raison, un outil opensource tel que TrueCrypt, compatible avec windows, linux et mac os me semble une solution bien plus intéressante. En plus d’être réputée et gratuite!
TrueCrypt permet d’encrypter des disques ou des partitions entières, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est la possibilité de créer des petits espaces protégés au sein d’un environnement non crypté. De la sorte, on garde les bonnes performances d’un système non crypté, tout en assurant un degré élevé de sécurité pour certaines données.
Une fois TrueCrypt lancé, l’interface est relativement sommaire. Dans la partie du haut, s’affiche une liste des différents emplacements libres pour « monter » un espace crypté. Pourquoi cela? Parce que votre espace crypté, qu’il s’agisse d’un container ou d’une partition, va ensuite s’afficher sur votre machine comme un disque amovible, exactement comme si c’était une clé usb.
Il ne vous reste désormais plus qu’à indiquer à TrueCrypt où se situe votre fichier container avec le bouton select file, de choisir dans la liste du haut un emplacement vide sur lequel le monter, puis de cliquer sur « mount » pour monter ledit container (après avoir entré votre mot de passe). Vous verrez un nouveau disque amovible de la capacité que vous avez choisi apparaître dans votre finder / poste de travail. Vous y glissez vos documents, cliquez sur dismount dans TrueCrypt pour le refermer, et c’est caché (attention à ne pas oublier de les effacer du disque quand même)!
Maintenant qu’on a un container crypté, on peut le déplacer où on veut. Pourquoi par exemple ne pas en créer un sur sa clé usb pour ranger tous les documents potentiellement dangereux s’ils s’égaraient (par exemple tous ceux qui contiennent des noms et des adresses, des informations sur votre profession votre famille etc).
Mais alors il faut aussi emporter sur sa clé de quoi pouvoir l’ouvrir depuis une autre machine. Ce que je fais: j’ai un dossier dans lequel j’ai glissé les installeurs pour windows et mac os. La version mac peut s’exécuter directement, la version windows doit être installée. Mais une fois installée, vous pouvez à partir du programme créer une version portable de TrueCrypt. Dans le menu du haut, cliquez sur Tools / Traveler Disk Setup et indiquez l’emplacement de votre clé usb. Un dossier nommé TrueCrypt sera crée avec un .exe que vous pourrez lancer depuis n’importe quelle machine (à condition d’être en administrateur. Si ce n’est pas le cas, le programme doit être installé par l’administrateur… si vous êtes désespérés et avez besoin d’accéder de force au compte administrateur de windows, vous pouvez toujours utiliser cet utilitaire pour modifier le fichier SAM).
Crypter vos données mobiles, c’est bien, mais ça ne vous met pas à l’abris d’une interception de votre clé. Par exemple si vous utilisez une machine publique, il suffit qu’un keylogger (soit un logiciel soit une pièce matérielle qui va enregistrer ce que vous tappez) soit installé pour que votre mot de passe puisse être intercepté. En cas de doutes sur la sécurité de la machine que vous employez, abstenez-vous. Si vous n’avez pas le choix, il existe différentes méthodes de contournement listées par wikipedia. Si j’avais à choisir, je pense que la solution de la livekey serait celle à privilégier. Ca permet d’emporter sur sa clé usb un mini système linux (certains sont vraiment très très légers comme Slitaz qui ne pèse que 30 mo, ou Slax qui est plus complet mais pèse envriron 200mo), et ça vous met à l’abris de toutes les menaces potentielles présentes sur le système de la machine que vous devez utiliser. Mais dans un cyber-café géré de manière pointue, il est possible que vous ne puissiez pas démarrer la machine sur un autre système, ou qu’une fois dans votre linux portable, vous ne puissiez pas utiliser la connection internet de l’établissement.
Comme nous venons de le voir, le mot de passe reste le dernier point vulnérable de votre forteresse électronique, et pas des moindres. À une époque où chaque personne se doit d’être présente sur une dizaine de réseaux sociaux, faits ses achats sur de multiples sites de e-commerce, gère son compte en banque par Internet, on a tendance à se laisser aller à une certaine paresse et utiliser un même mot de passe pour de (très) nombreux usages.
Mais qu’est-ce qu’il arrive le jour où un des sites que vous fréquentez se fait pirater et que votre mot de passe passe-partout est révélé, comme c’est arrivé au groupe Gawker récemment ? Pire, il n’y a même pas besoin que votre mot de passe soit révélé. S’il est simple à prédire (un nom courrant, une suite de caractères du clavier, une date de naissance, une série de chiffres identiques etc), il suffira de quelques secondes -avec une liste des mots de passe les plus couramment utilisés- pour le trouver (voir le rapport d’Imperva pour plus d’infos là dessus).
Comme le résume bien le site lifehacker (une fois de plus. Ce site regorge d’astuces utiles en terme de sécurité informatique. Cet article n’en est qu’un condensé étayé d’infos diverses), un bon mot de passe est donc celui dont on ne se souvient pas. Sous-entendu, un mot de passe différent pour chaque site, et un mot de passe qui n’obéit pas à une logique trop évidente permettant d’être trouvé avec une wordlist.
Mais vu que se rappeler de tous ces mots de passes compliqués est impossible, vous devrez utiliser un outil pour les stocker. Maintenant que vous savez créer un container crypté, vous pourriez très bien en faire un contenant un fichier excel dans lequel vous rangerez tous vos mots de passes, mais cette solution n’est pas très conviviale. Il existe des outils plus flexibles pour le faire, comme par exemple 1Password. Il est compatible mac et pc, mais coûte une quarantaine de dollars. Remarquez, vu l’évolution du dollar, ça veut dire que d’ici peu, pour les suisses, ça deviendra un freeware (excusez cette blague d’économiste. Je ne recommencerai pas). Sinon, il existe Keepass qui est opensource et gratuit, mais il m’a l’air moins rigolo à utiliser que 1Password.

L'interface de 1Password. Depuis ici, on peut rapidement copier le mot de passe d'un site, et vérifier le niveau de sécurité (jauge verte)
Cet outil vous permet non seulement de stocker vos différents mots de passe dans un espace protégé, mais aussi d’en générer aléatoirement, à la longueur et complexité que vous désirez. En plus des mots de passe, vous pouvez aussi stocker dans la base de donnée du programme vos numéros de passeports, cartes de crédits, numéros de série pour les logiciels, ou encore vos réglages de comptes mail mots de passes d’ordinateurs etc. 1Password propose également de placer ce fichier (crypté, bien sur) dans votre dropbox ce qui vous permet non seulement d’être à l’abris d’une éventuelle disparition du fichier sur votre machine, mais qui vous permet aussi d’y accéder depuis un autre ordinateur, ou depuis un des périphériques mobiles compatibles (iOS, Android). Mon iPod Touch me sert ainsi de trousseau sécurisé pour les mots de passe et toutes les infos de ce type quand je suis en déplacement.
En complément du programme, un module pour le navigateur (compatible avec Safari, Firefox, Chrome, Internet Explorer, mais sérieusement. Qui utilise encore Internet Explorer en 2011?) remplit les formulaires à votre place (après avoir demandé le mot de passe principal pour débloquer 1Password).
Faites attention à ne pas négliger un élément central de votre sécurité informatique: le mot de passe de votre boite mail. En effet, le mécanisme de récupération d’un mot de passe perdu sur la plupart des sites (facebook, twitter, paypal etc) passe par l’envoi d’un nouveau mot de passe sur votre boite mail. Un pirate vraiment intéressé par l’accès à un de ces sites focalisera donc ses efforts sur l’accès à cet élément (qui lui donnera aussi potentiellement accès à d’autres sites sur lesquels vous êtes présent). Si votre boite mail tombe dans de mauvaises mains, il est très probable que tout ce que vous avez fait ailleurs ne serve à rien.
Un dernier aspect de votre sécurité informatique, mais qui est moins important à l’heure actuelle dans les démocraties occidentales (quoique…), c’est l’anonymat dans l’usage d’internet. Il peut arriver, sans forcément être un whistlblower, un agent secret, un pédophile ou un terroriste, que vous ne désiriez pas que d’autres personnes sachent quels sites vous visitez et quelles informations vous échangez sur la toile. Par exemple quand vous souhaitez accéder à votre e-banking depuis le wifi d’un hôtel ou d’un aéroport. Il est en effet relativement simple dans ces endroits de créer un faux réseau wifi gratuit et de surveiller les données échangées par ses utilisateurs. Cette technique a déjà fait passablement de victimes (vols de numéros de cartes de crédit, d’e-mails etc).
En déplacement, il se peut également (et cela va certainement aller en empirant à l’avenir) que l’accès à certains sites soit interdit sur décision du gouvernement. Il convient donc de trouver un moyen à la fois de contourner le blocage, mais aussi de rendre ce contournement discret. L’usage d’une connection cryptée évitera qu’une personne qui intercepterait éventuellement vos données puisse s’en servir. Pour faire tout cela, il existe un outil relativement simple d’emploi, de nouveau gratuit et opensource: le projet Tor.

Image tirée du site du projet Tor pour illustrer son fonctionnement.
Plutôt que d’établir une connection « directe » entre votre machine et le site auquel vous souhaitez accéder, et donc donner au fournisseur d’accès l’information sur le site auquel votre machine veut accéder, puis des requêtes que vous y effectuerez, Tor va créer une connection cryptée entre votre machine et une autre machine intermédiaire du réseau Tor. Plusieurs connections successives et toujours cryptées rendront votre destination finale impossible à retrouver pour quelqu’un ayant la possibilité de surveiller les données qui transitent entre votre machine et l’extérieur du pays. Et toutes les dix minutes, le chemin employé changera.
Avec tor, vous pouvez aller assez loin, en configurant plusieurs programmes pour se connecter via son réseau. Mais pour un usage normal et épisodique, la solution du browser (une version modifiée de firefox + vidalia, le logiciel qui établit une connexion au réseau) suffit amplement. Ca implique de faire passer tout ce que vous voulez garder protégé par ce navigateur, les autres programmes utilisant internet ne passeront pas par Tor (donc attention avec les logiciels de messagerie, d’e-mail etc), à moins que vous ne les configuriez pour cela. Il y a également d’autres précautions à prendre en compte si vous voulez être certain de votre anonymat, mais ce sont essentiellement des règles de bon sens.
Ca ne saute pas aux yeux vu la taille de l’article, mais il est au final relativement simple de passer d’un niveau de sécurité très médiocre à quelque chose de relativement respectable. Cela ne prend pas beaucoup de temps, n’exige pas des compétences incroyables en informatique et ne coûte pas grand chose. Par contre, le gain à en retirer est énorme: vous pouvez travailler plus librement, sans être en permanence hanté par l’idée qu’on puisse vous voler votre machine, et que des années de documents accumulés puissent se retourner contre vous. Dans un milieu professionnel, ces quelques mesures peuvent être vitales: elles permettront de garder des informations sensibles à l’abris du regard des concurrents. Et sous un angle plus militant, utiliser et soutenir ces outils contribue à légitimer leur existence et à assurer qu’ils soient encore là le jour où vous en aurez besoin pour défendre votre liberté. C’est tout particulièrement vrai pour le projet Tor qui a besoin d’être aussi utilisé pour du surf anodin et par un grand nombre de personnes afin de le rendre plus performant (si vous activez la fonction pour faire de votre machine un noeud) et plus sûr (il augmente le nombre d’intermédiaires potentiels utilisables par les usagers, le rend plus difficile à bloquer par des autorités).
Les solutions présentées ici ne sont jamais que mes choix actuels et basés sur une information partielle: je ne suis pas expert en sécurité informatique, j’ai juste de nombreuses années de pratique et une grande curiosité. Si certaines remarques sont erronées ou que vous voyez une solution plus pertinente pour un des problèmes évoqués, faites en profiter les lecteurs par un commentaire, et je corrigerai l’article en fonction.
Certains fabricants de disques durs externes proposent des solutions de cryptage intégrées, comme par exemple WesternDigital sur ses My Passport Studio, mais je vous conseillerais personnellement de les éviter vu qu’elles utilisent rarement des systèmes standards et ouverts. Si vous voulez un disque externe crypté, utilisez un système bien répandu (comme TrueCrypt), histoire d’être sûr de pouvoir continuer à accéder à vos données pendant un certain temps.
Joli dossier, qui couvre bien les points essentiels que tout internaute moderne doit connaître (même s’il ne les utilise pas forcément).
Il faudrait peut-être aussi rajouter dans le mix le cryptage des communications. Surtout que des standard comme OTR sont supporté par les clients de chat modernes (Adium, Pidgin, etc.).
Concernant TrueCrypte : Il marche également sous Linux, et de nos jours, parfois, *c’est* le système de cryptage proposé gratuitement par le constructeur lors de l’achat d’une clé USB ou d’un boitier externe.
Ca me flatte que vous deux n’y trouviez pas trop à redire, c’est bien de vous que je m’attendais à voir une démonstration de mon ignorance : )
C’est un peu naze que TimeMachine ne permette pas des backups cryptés…
C’est juste! Mais bon en même temps, je vois mal comment ils arriveraient à garder le côté incrémental sans que ça prenne une éternité. Une solution ça serait éventuellement d’encrypter toute la partition contenant ton time machine.
Bon dossier. Il manque probablement quelque chose sur GPG.
Bien vu Pan, c’est que j’ai encore aucune pratique dans le cryptage mail, mais t’as raison. C’est une lacune que je vais tenter de combler assez rapidement.
Bravo et merci. Cet article me permet de commencer à comprendre et d’avoir envie de me lancer. Oui, le cryptage mail, ce serait intéressant aussi. Il y a des articles là-dessus, mais pas toujours très limpides. Encore merci.
Bonjour à tous;
tout d’abord très bon article. Ca m’a eclairci sur pas mal de choses.
Cependant j’ai une question :
J’ai donc pris quelques fichiers persos que j’ai mises dans un contener via truecrypt, contener que j’ai ensuite mis dans dropbox pour y avoir acces partout.
Cependant lorsque j’ouvre le conteneur je vois que dropbox se synchronise !!
Mes données sont elles envoyées non cryptées sur leur serveur ?
Merci
Bonjour Pesos. Quand tu ouvres ton container crypté, il l’affiche comme un disque externe. Je doute donc que truecrypt décrypte les fichier « sur place » (dans ton dropbox). A mon avis, il les garde plutôt dans une mémoire temporaire quelque part. Je ne suis pas expert dans le domaine, mais la question de savoir où sont stockés les fichiers une fois décrypté que tu soulèves est effectivement intéressante.
Si il y a une synchronisation à mon avis, c’est pour voir si il y a eu des modifications dans le container (toujours crypté) entre sa version avant l’ouverture et sa version après l’ouverture. Dropbox ne pourra pas voir ce qui a été modifié, mais juste voir si il y a une différence entre les données au temps n et au temps n+1.
Ok merci pour cette réponse et encore bravo pour l’article.
et on oublie le volume.dmg crypté, non ?
On perd pas mal en polyvalence, True Crypt existe sur les autres systèmes que OSX et t’as quand même un meilleur contrôle sur le niveau de protection.
Bonjour,
Grand merci pour cet article sur la sécurité, bien expliqué et assez complet.
En ce qui concerne les données cryptées, qu’en est il de FileVault par rapport à TrueCrypt ?
Merci d’avance pour votre réponse.
J’avais été tenté par filevault à l’époque, mais j’y voyais deux inconvénients: le côté propriétaire et le coût en terme de performances. L’avantage d’une solution à base de True Crypt, c’est qu’on ne va encrypter que ce qui doit impérativement l’être, et pas tout le disque. Ca permet de garder les performances maximales pour le gros des tâches. Et en bonus on a la possibilité d’ouvrir son container depuis n’importe quelle plateforme, ce qui, dans une situation d’urgence, peut s’avérer crucial.
Bonsoir,
après avoir regardé un reportage très préoccupant à mon avis ( http://www.megaupload.com/?d=TVZOY26W ) j’en viens à me poser encore pas mal de questions notamment concernant dropbox.
Est ce à votre avis une bonne idée de combiner proxy + dropbox sachant que du coup nos données « sensibles » (bancaires, personnelles, …), même si elles sont cryptées au préalable via Truecrypt ou autres, sont accessibles par des intermédiaires tiers et donc en théorie déchiffrables.
Faut il donc faire passer sa dropbox via sa connection standard ou via un proxy (et dans ce cas là comment paramétrer à la fois la dropbox et le proxy ? (j’utilise et suis très content de Netshade, on peut l’essayer gratuitement à l’essai pour ceux que ça interesse : http://www.raynersoftware.com/netshade/ )
Merci
Pour ce qui est de tor, ce que vous dites pas c’est qu’il ralentit très considérablement la connection! et que bien que le trafic soit crypté il arrive sur votre machine en clair! (ceux sont les administrateurs de tor qui le disent) donc c’est une faille importante. Ne vaut-il pas mieux utiliser un VPN qui crypte votre connection internet du départ jusqu’a l’arrivée, et parfois avec des clefs de cryptage de 2048 bits? avec en prime une réacceleration de votre trafic et bien sur la possibilité de changer l’ip . Bien sur pour un tel service n’allez pas pleurer pour la gratuité! mais a 5€ par mois pour certains comme le geant openvpnse je pense que c’est même pas assez cher!(c’est pas une pub pour eux)
Excellent article: je suis rassuré de voir que nous utilisons les mêmes outils de stockage des données et des mots de passe.
Juste une observation concernant Amazon: il est évidemment possible depuis des années de stocker des données sur Amazon S3, ce que je fais pour celles que je ne souhaite pas conserver, faute de place ou pour d’autres raisons, sur mes ordinateurs: du coup, je stocke ce que j’utilise fréquemment, comme toi, sur Dropbox, ces données étant ensuite pour la plupart (car on peut depuis peu appliquer cette option à la carte) répliquées sur tous mes Macs et tous mes appareils mobiles. Amazon S3 (sécurisé par une clef que je suis seul à connaître) complète ainsi les sauvegardes stockées sur des disques externes et permet de se protéger contre les risques d’incendie/vol/etc. que tu mentionnes.
J’ai testé hier le nouveau service Amazon (pour l’instant, il ne permet pas de synchronisation avec les données sur l’ordi, le service est nettement moins convivial et n’est donc pas complètement comparable avec Dropbox). Mais il est certain que nous n’en sommes qu’au lancement cette arrivée bousculera un peu le paysage et accroîtra la concurrence;
Je suis enfin d’accord avec ton jugement sur MobileMe (et je doute que son redémarrage après l’encore hypothétique lancement du nouveau produit Cloud d’Apple soit un succès): mais on peut le contourner à peu près totalement (hormis carnet d’adresses pour l’instant, malheureusement) en passant par un compte Google (Apps ou Gmail).