On est en février et comme promis le site change d’apparence. Il reste bien sûr un tas de petits détails qui devront encore être corrigés, mais dans l’ensemble ça m’a l’air de fonctionner.
Ce qui change: j’ai séparé le blog du portfolio. Pour moi, les deux pouvaient toujours aller de pair, mais un ami m’a fait remarquer que cela n’allait pas forcément de sois pour mes clients potentiels (essentiellement des iconographes). Le lendemain, je rencontrais justement une iconographe qui m’a dit en voyant mon nom «ah, je connais votre site, je l’avais consulté avant d’acheter un macbook air», mais elle n’avait pas vu mon travail photographique. Par cette séparation entre travail photo et blog, j’espère donc apporter un peu plus de clarté à ces deux aspects de mon site.
J’aime bloguer, quand j’en trouve le temps, et mes critiques d’appareils technologiques sont généralement appréciées. Il n’y avait donc aucune raison d’arrêter d’en faire.
Avec un peu de chance, cette séparation me permettra aussi de développer plus à fond les deux aspects: un portfolio plus complet qui permettra à des iconographes, journalistes ou autres personnes curieuses sur mon travail d’en voir plus et dans de meilleures conditions, et un blog sur lequel je pourrai adopter un ton moins formel.
J’ai profité de la mise à jour pour ajouter quelques fonctionnalités qui faisaient défaut, comme un moteur de recherche ou une navigation paginée dans les archives.
Si tout va bien, dès lundi je pourrai vous raconter quelques anecdotes de mon nouveau périple ukrainien. Je décolle en effet demain matin pour deux nouvelles semaines à Kiev et dans les environs. Vu le climat ambiant, le sac est plein d’habits bien chauds.
PS: Une transition comme le fait de passer le blog de nack.ch à nack.ch/blog, si elle peut paraître anodine, implique quand même quelques soucis vis-a-vis des liens et autres. J’ai mis en place des redirections pour mes principaux articles vers leur nouvel emplacement, donc normalement tout devrait se passer sans encombres pour vous. Par contre, il est possible que les personnes abonnées à mon flux RSS rencontrent des problèmes. J’ai aussi mis une redirection, mais je ne suis pas certain qu’elle marche avec tous les aggrégateurs. Si jamais, la nouvelle URL de mon flux RSS est: http://nack.ch/blog/feed

Hier soir, une heure avant le meeting-concert du candidat Yanukovych (le méchant en 2005, le grand favoris des sondages cette année), je me promenais sur la place Maidan, histoire d’être sûr qu’il n’y aurait pas une de ces manifestations / contre-manifestations qui avaient été annoncées par certains. Pas de manifestations en vue, mais un nombre surprenant d’attroupements de vieux et de jeunes. Exactement la même configuration qu’au meeting de Protyvsyh, retraités, chômeurs et étudiants sans le sous commençaient à s’agglomérer autour de personnes dotées de listes de nom. Tout doute était écarté, les spectateurs du meeting de Yanukovych allaient eux aussi être des « professionnels ». Le tarif pour la participation est le même, 30 grivnas, soit un peu moins de 4 francs suisses.
Sauf que cette fois, les quelques 5’000 participants mandatés sont venus pour des prunes, ou presque puisqu’ils ont quand même profité d’un concert digne de l’eurovision clôturé par un père dodu au charisme déficient. Après le concert, quand tout était terminé, il restait sur la place ces immenses foules parfaitement dociles et divisées en petits groupes dans la nuit glaciale. Pendant de longues heures ils attendront une paye qui ne viendra pas. A minuit, ils abdiquent et rentrent, bredouilles et toujours aussi respectueux de l’ordre. J’imagine aisément qu’en France, dans une situation similaire, on aurait bouté le feu au siège du parti, ou qu’il aurait en tout cas été saccagé. Ici, rien, comme si ces gens n’en étaient pas à une spoliation près.
Demain, c’est mon dernier jour ici. C’est donc le moment pour un petit bilan de cette campagne.
J’étais venu pour découvrir un autre rapport à la politique, j’aurai été servi. Vous l’aurez compris, l’aspect « tout est à vendre » du militantisme local me dérange, mais il n’est qu’un symptôme logique d’un problème plus profond. Le système de partis en Ukraine n’a rien a voir avec ce qu’on peut observer chez nous, que ce soit en Suisse, en France ou ailleurs en Europe.
Si en 2005, pendant la révolution orange, il y avait encore un clivage dominant permettant à l’électeur de choisir « son camp » idéologiquement parlant, il n’en est plus rien aujourd’hui. Etre pro-russe ou pro-européen ne veut plus rien dire actuellement. L’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne est plus qu’improbable en tout cas pour les 5 de ce nouveau mandat, et il n’y a pas d’incompatibilité entre une politique commerciale avec les deux voisins.
Si le clivage Pro-UE vs. Pro-russe a disparu, il n’a été remplacé par aucun autre. Les partis ukrainiens ne sont pas le résultat de divisions sociales, comme chez nous. Ce sont des partis crées autour d’un chef (par exemple, le parti de Ioulia Tymoshenko s’appelle le Ioulia Tymoshenko Bloc). Ces partis n’ont comme seul ciment que leur chef, aucune idéologie claire ne leur permet de durer au delà du règne de leurs fondateurs. Pas étonnant par conséquent que, d’une élection à l’autre, les cadres volent d’un parti à l’autre, allant là où le vent électoral les mènera, fut-ce chez l’ennemi d’hier.
Pas étonnant non plus que les électeurs se désintéressent massivement de la campagne puisqu’ils ne doivent pas choisir entre différentes directions politiques pour leur pays, mais qu’ils doivent uniquement se choisir un chef. Qui aurait honnêtement envie de s’impliquer pour se désigner un chef alors qu’il est absolument impossible de savoir ce qu’il va faire une fois au pouvoir, n’ayant aucune cohérence idéologique à défendre? Comment même vouloir agir dans la campagne alors que les seuls arguments sont de dire que le candidat A est plus charismatique que le candidat B, ou pire encore, qu’il a fait moins de prison que l’autre. Comment en vouloir à des citoyens d’un des pays les plus pauvre du continent s’ils préfèrent récolter une cinquantaine de francs en vendant leur voix alors que les enjeux clé de cette élection sont si habilement éludés par les futurs vainqueurs?
Peut-être que pour le 2e tour, les spin-doctors des deux partis qui s’opposeront, qui ont d’énormes chances d’être celui de Tymoshenko et celui de Yanukovych, trouveront une ligne de démarcation entre les deux programmes, permettant de cristalliser les convictions des électeurs en deux camps clairement identifiables. Mais pour cela, il faudrait de nouveaux programmes, parce qu’actuellement la plupart des experts s’accordent à dire qu’on pourrait échanger les programmes des deux candidats sans que personne ne le remarque.
Mais j’ai plutôt l’impression que c’est la tendance du 1er tour qui va continuer, à savoir maintenir ce flou sur l’idéologie, et se contenter de faire du bourrage de crâne à coups de spots télé, d’affiches sur tous les murs du pays, et de meetings artificiellement populaires.
Je suis parti sans trop savoir ce que j’allais trouver. J’avais peut-être trop d’espoirs de voir un réel usage de la démocratie, avec du débat, des jeunes engagés et confiants dans l’avenir, de la contestation, des affrontements, des manifestations. A la place, j’ai juste découvert une extrême mollesse. Je l’ai d’abord vu avec la manifestation de Svoboda, et ce sentiment a persisté durant tout mon séjour. L’absence de fondement idéologique faisant, très peu de simples citoyens s’engagent personnellement dans la campagne. Les étudiants qui animent les tentes de distribution de tracts ne savent même pas où se trouve le siège du parti dont ils portent les couleurs.
J’aurais aimé trouver une approche originale de ces élections. Produire quelque chose de similaire à ce que j’ai fait sur les banques, mai qui permette d’illustrer cette drôle de campagne, la distance incroyable qui sépare les élites politique de ses électeurs, la superficialité du débat, et ce côté « élisez moi comme chef suprême ». Mais assez vite, face à l’absence de matière humaine, on se retrouve à faire des photos d’affiches, et j’avais pas spécialement envie de plagier mon collègue Nicolas.
Résultat, j’ai de nombreuses images très typées reportage, présentant un panorama de ces élections, le contexte dans lequel elles se tiennent, la façon de communiquer, mais je manque d’un vrai fil rouge pour maintenir toutes ces images ensemble. Peut-être me viendra-t-il dans les prochains jours. J’espère.
Je n’ai pas encore décidé si j’allais, ou non, revenir pour le 2e tour. Je pense que si d’ici là je ne trouve pas ce fil rouge, la décision sera négative.


Comment faire pour remplir les 600 places d’une salle pour un meeting politique en Ukraine? Facile! On paye les spectateurs. 30 grivnas, soit un peu moins de 4 francs suisses. C’est suffisant pour attirer une foule d’étudiants sans boulots et de retraités qui peinent à joindre les deux bouts. Pour ce prix, ils écouteront religieusement un étrange candidat qui a fait changer son nom en Protyvsyh (« contre-tous ») dans l’espoir de récupérer une partie des voix de ceux qui opteront pour la 19e case sur le bulletin de vote, celle permettant de voter contre tous les candidats.
Bien sûr, ledit candidat n’arrête pas son programme à ce petit tour de malice de technique électorale. Comme tous ses concurrents, il jure sur tous les saints n’être pas un pourri financés par les oligarques. Comme tous les autres, il mettra en prison les pillards qui ruinent le pays, et tout comme eux, il mettra un terme à la corruption endémique…
Depuis environ une semaine, j’entends par-ci par-là que les différents candidats recrutent des gens pour participer à des manifestations, dormir dans des tentes contre rémunération, ou même vendre son vote. J’ai vu certaines de ces offres d’emploi sur Internet. Mais ça semblait tellement gros que je restais intimement convaincu qu’il ne pouvait s’agir que de tentatives des partis adverses de décrédibiliser leurs opposants, les faisant passer pour des corrupteurs. Mais aujourd’hui, j’ai eu la confirmation que cela se passe réellement. Du meeting jusqu’à la distribution de billets. Ici, on paye les gens pour qu’ils participent à une action politique. Les personnes avec qui j’en ai parlé sont tout à fait conscientes de l’aspect moralement discutable de ces pratiques, mais leur première priorité, c’est de manger et d’avoir un logement, alors elles font avec, et elles encaissent là où elles peuvent. Et après tout, cet argent, que les politiciens dilapident dans une campagne déconnectée de toute réalité, c’est le leur.

Le moment de la paye des spectateurs. L'argent est distribué à un autre endroit que là où a eu lieu le meeting.

Préparation d'un excellent canard aux pommes accompagnée de purée de pommes de terre chez Anna et son copain Sasha.
Ces derniers jours j’ai enfin pu voir ce que vaut mon 35mm f/1.4 L. Et effectivement, c’est de la balle! C’est surtout en se mettant à 21 millions de pixels qu’on voit la qualité de cette optique, je trouve.
Par conséquent, mon 35mm f/2.0 fait double emploi. C’est pourquoi je le vends. Je l’ai acheté en janvier 2009, il est en parfait état et fourni avec un filtre UV de marque B+W et le pare soleil Canon. Le tout coûte environ 450.- neuf, je le vends pour 300.- à discuter.
Je vais aussi me séparer de mon cher 30d. Je l’ai gardé comme boitier de secours au cas où, mais je me rends compte que le service technique de Canon est très compétent en cas de problème avec mon 5d mk II, et les différences dans la configuration des boutons entre le 30d et le 5d mk II m’imposeraient de toute façon beaucoup trop d’efforts pour que ça en vaille vraiment le coup. Je le vends avec le grip et deux batteries pour 500.-. Là aussi je suis éventuellement ouvert à la discussion, mais ça me semble être un bon prix pour un boitier de ce niveau, avec un grip et deux batteries.
Toutes mes photos d’Ukraine prises durant l’été, ma série sur les élections à Genève, et environ 90% des images que j’ai fait depuis 1 an sont réalisées avec le 35mm f/2.0. Ca vous donne, je pense une très bonne idée de la polyvalence et de l’efficacité de cet objectif.
Mon 30d quand à lui m’a servi à faire tous mes boulots photo jusqu’à l’arrivée de mon 5d II en janvier passé. Ca inclut le travail sur les travailleurs sans papiers (que je vas bientôt remettre sur le site), trois éditions du festival de Dour, la série sur l’euro-foot, diverses manifestations, beaucoup de concerts. Il est très bien conservé, je suis très soigneux avec mon matériel. Même si il y a eu pas mal d’évolutions au niveau des sensibilités ces dernières années, ça reste un appareil qui m’a donné de très bonnes images et qui, j’en suis certain, donnera grande satisfaction à d’autres photographes.
Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter par un des moyens listés sur la page contact.

Chute de neige depuis le toit d'un immeuble sur le boulevard Artioma
Ces jours, la température est remontée à Kiev. Elle était de 3°C il y a deux jours, et aujourd’hui elle flirtait avec le 0 par le dessus. La conséquence, c’est que tout le joli duvet neigeux qui emballait la ville est en train de fondre, formant ça-et-là des flaques d’eau pouvant atteindre 15 à 20cm de profond. Autant dire qu’il faut faire attention à où on met les pieds.
Je redoute la rechute de température qui devrait arriver demain et qui risque de transformer ces immenses flaques en patinoires.
Mais le danger ne vient pas que du sol. La neige fondant n’adhère plus sur les toitures et tombe en gros blocs dans la rue. J’ai rapidement compris la signification des barrière bloquant l’accès à des portions de trottoirs après avoir assisté à quelques chutes de blocs de neige. La photo qui illustre ce post a été prise pendant une de ces chutes, mais vu qu’elles sont totalement imprévisibles, j’ai été pris de court et le gros du bloc de neige avait déjà atteint le sol au moment du déclenchement. Le cadrage on en parle même pas.

Dernière journée à Kiev pour Tasha, la journaliste de l’hebdo. On est allés faire un tour au marché de Petrivka, que mon guide (papier) recommande pour son abondant choix de logiciels contrefaits ou de livres. Mais le marché est très vaste et on y trouve beaucoup d’autres choses, des habits surtout.
Sur les conseils de ma collègue, le 5d est resté dans le sac. Je me suis dit que c’était donc l’occasion d’essayer mon minuscule compact, le canon s90 en conditions. Voilà donc un petit exemple pour les amis qui demandaient depuis si longtemps une démo de ce que vaut le s90 en reportage.
Ce boulot n’est pas du tout représentatif de ce que je fais d’un point de vue qualitatif. Il n’est pas non plus très représentatif du marché. J’y ai surtout fait du « lèche échoppes », et je n’ai pas pris la peine de faire les photos les plus adéquates. Peut-être que j’y retournerai une fois pour faire une série avec mon vrai boitier, c’est vraiment une atmosphère très particulière qu’on ne voit jamais en Suisse. Il y a de quoi faire de splendides portraits des vendeurs dans leurs stands, entourés de magnifiques fourrures, de piles de CD ou DVD…
[Gallery not found]J’ai apprécié:
J’ai moins apprécié:
En conclusion, je ne me verrais pas faire entièrement un sujet avec cet appareil. Il est très bon pour un compact, mais il reste selon moi le genre de truc qu’on garde pour les conditions limites, typiquement celles où faire des photos peut être mal vu ou dangereux. Ce n’était pas le cas dans ce marché, qu’on se rassure. J’en ai fait durant l’été sans soucis.
Maintenant je serais très curieux de pouvoir essayer le panasonic GF-1 avec son 20mm f/1.7 et voir si le supplément de taille et de poids est compensé en qualité d’image et en rapidité.
EDIT: Je vois qu’il y a sur certains forums ou chez certains amis la question du choix entre G11 et S90. J’ai hésité pas mal avant d’acheter le S90. Le boitier plus massif du G11 permet une meilleure prise en main et la griffe flash permet de mettre un petit viseur optique. Mais c’est à peu près les seuls avantages que je dois reconnaitre au G11 sur le S90. En dehors de ça, il est plus gros, plus lourd, son optique est moins lumineuse en grand angle (or je travaille toujours entre 28 et 35mm), plus cher. La différence de volume, poids et prix n’est pas compensée par un gain qualitatif au niveau des images produites. Et les images issues de compact, pour moi ça reste des images de compact.
Donc partant de ce constat, tant qu’a avoir un appareil qui produira des images « bonnes sans plus », autant qu’il soit vraiment compact et que je puisse l’avoir toujours sur moi sans déformer mes poches de veste. C’est pour ces raisons que j’ai opté pour le S90, et je reste convaincu d’avoir fait le bon choix.
Le G11 a un volume et un poids assez proche du Lumix GF-1 équipé du 20mm. Mais la qualité d’image du GF-1 semble d’après ce que j’ai pu voir bien supérieure à ce que produit le G11. Mais cela fera très certainement l’objet d’un nouvel article à mon retour en Suisse.

Dans le musée de la grande guerre patriotique
Les services de presse des partis, ici c’est pas aussi institutionnalisé que chez nous. Ca a son avantage: on peut les appeler à peu près n’importe quand, mais aussi ses inconvénients. Depuis trois jours on marine pour savoir si on verra ou non Ioulia la tigresse, si on aura ou non l’occasion de la prendre en photo (de près), voire même de faire une interview d’elle. Normalement demain on aura quelques opportunités, des opportunités qui se sont transformées au fil de la journée en « fenêtres de tir ». Je vous dirai demain ce qu’il en aura été, en espérant qu’une énième tracasserie ne vienne pas empêcher ça.

Sapin de noël dans la chambre que louent Anna et Sasha dans la banlieue de Kiev. Le noël orthodoxe se fête dans la nuit du 6 au 7 janvier.

Anna essaie de trouver un taxi pour que je puisse rejoindre mon hôtel après avoir été manger chez elle et son copain Sasha. Les métros s'arrêtent à minuit.
Sinon, mon russe s’améliore lentement. Durant l’été, j’utilisais tout juste bonjour, salut, aurevoir, 1, 2, 3 (le quatre est trop compliqué pour moi: « Tchityrié »). Depuis, j’ai appris d’autres mots utiles qui me permettent de me sentir un peu moins profiteur. Je n’aime pas aller à la rencontre de personnes et leur imposer de changer de langue pour moi, du coup, leur montrer que je fais des efforts est pour moi un sorte d’effort expiatoire. Désormais j’arrive à aller vers une personne et, dans un russe des plus hésitant, lui dire « Bonjour, je suis un photographe de Suisse, je ne parle pas le russe ». Ca évite pas mal de dialogues de sourds.
Chaque nouvelle étape, aussi ridicule soit-elle: arriver à commander un menu dans un retstaurant sans que la vendeuse nous réponde en anglais par exemple, résonne dans ma tête comme une victoire retentissante.
Prochains à mémoriser: pardon (« izvinitié »). Un autre mot très utile pour un photographe.

Sur Maidan, on trouve de nombreuses personnes déguisées qui se font payer pour être pris en photo avec des enfants. Ici, un père noël qui rentre du boulot.
(Les photos n’ont rien à voir avec le texte)
Tasha, la journaliste de l’hebdo, est arrivée hier pour une semaine de reportage. Nous logeons dans une assez chic banlieue résidentielle au nord de la ville. Le seul inconvénient, c’est qu’il n’y a pas de wifi sur place. Par conséquent, les mises à jour vont se faire plus épisodiques.
En plus, ça risque d’être une semaine assez chargée qui me laisserait peu le temps de bloguer. La campagne reprend a fond aujourd’hui pour les partis, les événements médiatiques des candidats risquent de se faire plus nombreux.